Peindre la vie

Publié le 18 Septembre 2016

Peindre la vie

Hisser à quatre mains la grande toile blanche, avoir dans le cœur mille et une couleurs d’une palette infinie pour dessiner la vie.

Les camaïeux se baignent dans l’océan tranquille puis se couchent dans le ciel qui reste lumineux.

Sous le pinceau fragile, les nuances subtiles peignent des rêves parme et du rose bonheur tandis qu’un vert calme borde tout l’univers.

Main dans la main, ils esquissent des sourires, crayonnent des baisers et d’un même regard embrassent l’océan.

Le chemin est tranquille, il embaume la sève qui coule d’un cœur à l’autre par une seule veine.

Soudain, le pinceau fou ravage les pastels.

Une encre noire ténèbres badigeonne la terre, le ciel et puis l’espoir.

Elle enterre LUI qu’elle aime et la laisse ELLE seule sur terre.

Des larmes rouges sang vident son corps qui saigne, l’âme de son amant s’accroche aux demains blêmes.   

Un buvard tamponne les coulures de souffrance, elle est là à genoux sur le chemin de peine.

Elle rampe et se relève et gravit le grand pin pour voir cette longue vie qui se teinte sans elle.   

La vue est infinie, elle voit le vert, le bleu et le jaune soleil.

Au loin un pixel blanc vogue avec ses ailes, c’est une caravelle !

 

 

 

Peindre la vie

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Publié dans #Mes poèmes

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